ARI : comment fonctionne l'appareil respiratoire des pompiers
Masque sur le visage, bouteille sur le dos : l'ARI est l'image même du pompier qui entre dans les fumées.
Mais comment fonctionne-t-il vraiment ? Réponses d'après le guide technique « Engagement en milieux viciés ».
Isoler, pas filtrer
L'ARI est un appareil respiratoire isolant autonome à circuit ouvert. Il ne filtre pas l'air ambiant : il isole complètement le porteur.
L'air vient de la bouteille portée sur le dos ; l'air expiré est rejeté dehors par la soupape d'expiration du masque.
Du dos jusqu'au masque
- Le détendeur travaille à 200 ou 300 bar selon les bouteilles.
- La moyenne pression est de 6 ou 8 bar.
- La soupape à la demande ramène l'air à une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique.
- Le by-pass apporte un supplément d'air et sert à purger l'appareil.
Le sifflet de fin de charge
Associé au manomètre, il prévient le porteur. Celui-ci surveille son manomètre et sort dès que le sifflet retentit, sans attendre d'être à court d'air.
Quelle autonomie ?
Elle dépend de la quantité d'air disponible et de la consommation du porteur, qui varie selon la personne et l'effort. Chaque porteur a intérêt à connaître sa propre consommation.
Et les masques à filtre ?
Les filtres P1, P2 et P3 arrêtent respectivement 80 %, 94 % et 99,95 % des aérosols. Mais ils se colmatent, et leur durée de vie réelle ne peut pas être définie précisément.
📌 À retenir
- L'ARI isole, il ne filtre pas.
- Sifflet = on sort, tout de suite.
- L'autonomie dépend de chaque porteur.
Testez-vous !
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- GTO Engagement en milieux viciés (doctrine nationale)
Article de vulgarisation : il ne remplace ni une formation, ni les consignes de votre service.