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Incendie de silo : explosion de poussières, auto-échauffement, ensevelissement

Publié le 10 octobre 2026Lecture 3 minSources : référentiels publics

Un silo ne brûle pas comme un bâtiment. Le grain vit, chauffe, fermente, et ses poussières peuvent exploser.

Le guide de doctrine sur les silos explique pourquoi l'eau, réflexe habituel, y devient souvent un piège.

Un grain qui vit

Le grain respire, fermente et germe. Sa production de chaleur double quand sa température monte de 5 °C.

L'auto-échauffement survient quand la chaleur produite dépasse celle qui s'évacue. La fermentation en est souvent la source quand la teneur en eau dépasse 15 %.

Les poussières, un risque majeur

  • Les poussières combustibles de moins de 500 µm, voire 1 000 µm, peuvent exploser.
  • Une première explosion peut soulever des poussières et provoquer une explosion secondaire.
  • L'élévateur est l'un des matériels les plus dangereux pour ce risque.
  • On porte des masques FFP2 ou FFP3, et on referme les portes de découplage après chaque passage.

L'eau, avec prudence

  • Jamais d'eau directement dans un stockage de grain : elle alourdit la cellule, qui peut éclater, et réveille la fermentation.
  • Sur un feu accessible : très peu d'eau, en jet diffusé.
  • La mousse à moyen foisonnement est préférable, notamment sur le colza ou le soja.
  • Pour un feu à cœur en cellule fermée : l'inertage, avec un taux d'oxygène visé sous 8 %.
  • L'extinction complète passe par la vidange totale de la cellule.

Les séchoirs

40 % des feux dans ces installations concernent les séchoirs. On arrête les brûleurs et on vidange au plus vite. Le refroidissement évite la ruine du séchoir, qui perd sa résistance avec la chaleur.

Ensevelissement dans le grain

Dès qu'on est enfoncé jusqu'aux genoux, il devient pratiquement impossible de se dégager seul.

  • On stabilise la zone avec des structures posées sur le grain et on coffre autour de la victime.
  • Le grain est retiré avec des seaux ou une aspiration adaptée.
  • Le risque principal est l'anoxie, notamment par le CO2.

Sécuriser le site

Le périmètre est porté à 1,5 fois la hauteur de l'installation. Des effets peuvent s'observer jusqu'à 200 mètres. La coupure de l'électricité ne doit être que partielle, et des fissures sur le béton doivent alerter le COS.

📌 À retenir

  • Les poussières de grain peuvent exploser.
  • Pas d'eau directement dans le grain.
  • Enfoncé aux genoux, on ne se dégage plus seul.

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Sources

  • GDO Interventions dans les silos (doctrine nationale)

Article de vulgarisation : il ne remplace ni une formation, ni les consignes de votre service.